Henri Somers

Avec une sensualité chromatique communicative, il nous plonge dans la lumière et la luminosité, l'éclat et la tendresse des jeunes couleurs du printemps, dans l'insondable réflexion du ciel dans un étang ou une rivière, à l'ombre de frondaisons somptueuses ou dans une petite clairière abreuvée de soleil liquide. Toute la gamme des verts se décline, percés de jaunes aveuglants qui créent des profondeurs de mystère, à l'avant plan, une branche d'arbre qui a déjà mis sa parure rousse et rouille d'automne suggère une trajectoire à notre regard. Le rose de fleurs en bouquet ou pointillant arbustes ou buissons sert de contrepoint à toute cette verdure. Discrètement, un banc, une chaise au siège en bois et aux pieds de fer invitent à une sieste contemplative de toute cette beauté.
Henri Somers, qui n'a suivi que quelques cours d'art relativement tard dans la vie, portait depuis toujours l'éblouissement des couleurs dans le cœur et l'esprit : en passant du fusain à l'huile, il a simplement ouvert les vannes de son amour pour son environnement végétal ou fluvial - et il nous entraîne avec ferveur. Wim Toebosch (a.i.c.a)

Vernissage-cocktail, le mardi 19 septembre 2006 de 18h à 21h.

(Artiste cité page 452 du 2ème volume et 679 du 3ème volume du DICTIONNAIRE DES ARTISTES PLASTICIENS DE BELGIQUE DES XIX ET XX SIECLES de Paul Piron)