Laurent Debrue

 

Né le 5 janvier 1980 à Bruxelles.
Graduat en arts plastiques à l’école « LE 75 » à Bruxelles.
Diplôme National Supérieur des Ecoles d’Arts Plastiques à Bourges (France)

 

Relation ambiguë que celle entretenue par Laurent Debrue avec la photographie. Une relation que le jeune artiste remet en question de manière quasi systématique et qui, dans une certaine mesure, apparaît comme une composante essentielle de sa démarche. L’image, étincelle d’un moment qui souvent se décompose, hésite entre sa valeur de témoignage et celle, plus nébuleuse, de manipulation subjective du réel. Dans les deux cas, le facteur temps vient briser ce lien très ténu entre le photographe et le sujet qu’il a choisi ou, plus fréquemment, qui s’impose à lui comme une évidence éphémère. Par une succession de plans qui compose des séries aléatoires voire inachevées,
avec parfois l’incursion d’un fragment narratif, Laurent Debrue rassemble des images selon une logique qui, au-delà du thème et de la cohérence, frappent par leur forte dimension personnelle. Une dimension qui n’apparaît certes pas au premier regard mais se révèle au-delà de l’apparente banalité des choses et à travers le ressenti du photographe. Ses séries ne sont en aucun cas l’aboutissement d’une idée prédéfinie. Bien au contraire, elles se construisent à partir d’une succession de prises de vue qu’on peut assimiler à une gestuelle et dans laquelle l’artiste choisit après coup les jalons de ce qui constituera l’ensemble final. Profondément ancrée dans le quotidien, et cela jusque dans le paysage, la photographie de Laurent Debrue pèche peut-être
par excès d’humilité, voire de pudeur. Mais son oeil possède assurément cette acuité à saisir ces étincelles de beauté ou d’émotion qui sommeillent un peu partout autour de nous, et jusque dans les choses les plus anodines.

Didier PATERNOSTER (Licencié en H.A.A.)

 

Salut Laurent… j’aime ce côté cinématique que tu as dans ta manière de construire tes séries. C’est ta marque de fabrique : tu réussis, avec talent, à utiliser le ralenti, le travelling dans ces histoires que tu nous racontes. Tu as raison lorsque tu cites Suzanne SONTAG, c’est probablement par la narration que peut venir la compréhension, en tous cas, le questionnement qui y mène. J’ai envie de te recopier ces quelques mots que Bernard PLOSSU adressait à Jean-Louis GODEFROID : « C’est super d’explorer ce que l’on croit connaître, et de laisser les images qui apparaissent nous montrer tout ce qui se passe. »

Olivier VANHOEYDONCK.

 

Vernissage-cocktail, le mercredi 27 avril 2011 de 18h à 21h.