Jeunes peintres

 

Brent ALLISON, Timothée PANGA, Patrick CASTERMANS, Mufuki MUKUNA, Fabien GODFRINNE, Aimé M’PANE, Arlette VAN DONGEN, sculptures de Walter CELIS

 

Cette sélection de jeunes peintres permet de retrouver quelques unes des ‘découvertes’ du Centre Rops. Outre leur année de naissance qui les place pour la plupart en deçà de la quarantaine, ils composent un florilège d’expressions et participent, chacun à leur manière, de ce grand bouillonnement qu’est l’art actuel. Parmi eux, trois artistes originaires d’Afrique centrale dont le travail porte en filigrane un dialogue des plus fructueux entre cultures africaine et occidentale. Dans un registre multidisciplinaire, l’art d’Aimé M’PANE est en quelque sorte le fruit d’un compromis tout en nuances entre les exigences du public européen et la mise en exergue de thèmes de l’histoire et de la société congolaises, passés au crible d’une surprenante originalité technique. Adepte d’une figuration libre teintée d’expressionnisme, Mufuki MUKUNA explore l’humanité dont il donne une vision tout en matière, contemporaine et pas forcément optimiste, transfigurée par des touches de couleurs cinglantes. Plus linéaire, l’oeuvre de Timothée PANGA apparaît avant tout comme une ode formelle à la femme dont l’artiste se plaît à donner une vision sérielle et symbolique qu’il situe dans un environnement volontiers matiériste. Né en Afrique du Sud, Brent ALLISON défend quant à lui un art populaire aux couleurs éclatantes, peuplé de visages ou de fragments de visages, des yeux surtout, qui donnent à ses grands formats une intense humanité. Reflets d’un monde onirique, d’une imagination qui s’aventure sur les voies de traverse, les dessins de Patrick CASTERMANS plongent profondément dans un univers où les passions humaines côtoient les fantasmes d’un mystère permanent. Très tôt affranchi de la figuration, Fabien GODFRINNE se laisse porter par une démarche instinctive qui satisfait à la fois son goût de liberté et cette intimité de plus en plus évidente avec la couleur et la matière, les deux protagonistes d’un cheminement vers une émotion toujours plus intense. Et pour ajouter une troisième dimension à ce bel ensemble, les sculptures de Walter CELIS révèleront la sensualité de leurs formes et la diversité de leurs textures, fragments d’anatomie directement taillés dans la pierre. Didier PATERNOSTER (H.A.A.)

 
(Patrick CASTERMANS, Walter CELIS et Aimé M’PANE sont cités pages 197 et 202 volume 1 et 207 volume 2 du DICTIONNAIRE DES ARTISTES PLASTICIENS DE BELGIQUE DES XIX ET XXème SIECLES de Paul PIRON).
 
Vernissage-cocktail, le mercredi 9 mai 2012 de 18h à 21h.