Marie-Gaëlle de Terwangne

 

Née en 1977, elle étudie l’architecture d’intérieur au CAD à Bruxelles mais aborde les arts plastiques surtout en autodidacte. Ses débuts sont marqués par des sujets essentiellement féminins qui s’enrichissent rapidement de thèmes variés comme, par exemple, une série consacrée aux sept péchés capitaux. On y décèle déjà cet attachement aux contrastes, au jeu des couleurs, l’interpénétration du texte et de l’image et un goût prononcé pour le collage qui déterminera la suite de son parcours. Curieuse de nouveaux procédés et d’effet inédits, l’artiste multiplie les expériences, développe sa vision personnelle d’une technique qui confère aux compositions une double lecture, ample dans son ensemble, minutieuse dans son approche du détail. Attentive aux couleurs, elle puise essentiellement la matière de ses collages dans des revues illustrées dont elle exploite les textures et les refl ets, mais aussi les thématiques. La troisième dimension s’est naturellement imposée dans la série des villes qui se décline en univers urbains chatoyants, gorgés d’images et d’allusions et dont l’apparence se modifi e selon l’angle de vue du spectateur. Une dimension cinétique mêlée à des accents de pop art caractérise ces évocations de Londres, New York et autres métropoles dont Marie-Gaëlle de Terwangne restitue la vie grouillante et tumultueuse avec une jubilation certaine.

Didier PATERNOSTER (H.A.A.)

 
Vernissage-cocktail, LE MERCREDI 20 MAI 2015 DE 18 Á 21 H.