André Dael

Cécile Bruynoghe


 

Elle est née en 1959 à Louvain et est titulaire d’un premier prix de solfège au Conservatoire royal de Bruxelles. Il est né en 1951 à Polleur et a suivi des cours à l’Institut Saint-Luc à Liège et de à l’Académie de Verviers. Tous deux ont en commun des racines artistiques, une passion pour la musique ainsi qu’une approche partiellement autodidacte des arts plastiques.


Parallèlement à sa carrière de graphiste, André Dael expose depuis l’âge de dix-sept ans. Une certaine intimité avec les cimaises donc pour cet artiste qui travaille surtout à la plume et à l’encre de Chine et affectionne la création par séries. Compositions imaginaires réalisées avec la plus grande minutie, ses dessins s’apparentent au travail d’orfèvre. Un travail que l’artiste transfi gure par une subtile fragmentation des thèmes et un jeu non moins subtil qui multiplie les points de vue, du plus proche au plus lointain et s’ingénie à décliner les formats. Même si la fi guration en est au départ absente et si ces structures s’élaborent petit à petit, au gré d’une inspiration avant tout linéaire, on ne peut s’empêcher d’y voir naître une forme de paysage, un univers aux connotations organiques, voire l’un de ces délicats fragments de nature que révèle la contemplation de certains tableaux des Primitifs fl amands. Fruits d’un dialogue intime avec le papier, les paysages intérieurs d’André Dael prennent vie et s’épanouissent dans la profondeur d’une vision résolument poétique, quasi matiériste, ponctuée d’éblouissements de lumière.

Même si la musique constitue la grande passion de Cécile Bruynoghe, elle n’en dessine pas moins depuis toujours, marquant une prédilection pour le pastel ou l’huile sur papier. Fille de galeriste, elle a baigné dans une atmosphère propiceà la création. Composé surtout de petits formats, son travail privilégie une démarche impulsive d’une facture rapide et directe avec un goût certain pour les jeux de matière et l’expression d’émotions à la fois simples et fortes. D’inspiration fi gurative, son style s’affi rme néanmoins par cette liberté presque jubilatoire dans le rendu d’une certaine réalité. Et pour cause puisque l’artiste fait la plupart du temps affl eurer souvenirs, évocations poétiques, objets et autres personnages sur le papier en conservant les yeux fermés, l’image mentale et l’émotion du moment guidant sa main. La couleur et des cadrages particuliers viennent renforcer l’impression de spontanéité et l’atmosphère onirique qui baignent ces petits tableaux aux accents de haïkus.

Didier PATERNOSTER (H.A.A.)

 
Vernissage-cocktail, mercredi 5 novembre 2014 de 18 à 21 H.