Cécile BRUYNOGHE

 

Née en 1959 à Louvain, titulaire d’un premier prix de solfège au Conservatoire royal de Bruxelles, elle est autodidacte pour ce qui est des arts plastiques. Fille de galeriste, elle a baigné dans une atmosphère propice à la création. Depuis les petits formats aux accents de haîkus qu’elle avait présentés lors d’une exposition précédente, Cécile Bruynoghe a élargi le champ de ses compositions. Fidèle au pastel sec, avec cependant quelques détours par l’acrylique, con? rmant son goût pour les effets de matière, l’artiste révèle une prédilection pour le paysage. Lieux pour la plupart imaginaires mais qui se nourrisent néanmoins d’impressions de voyages, dans les forêts de Pologne notamment. Payages intérieurs parce qu’ils conservent cette impulsion poétique presque palpable qui va droit à l’essence des choses. La palette s’est diversi? ée, tantôt minérale, tantôt végétale, explorant les in? nies nuances d’un ciel, la profondeur d’un feuillage ou l’éclat d’un champ de lavande. Et que dire de la lumière sinon qu’elle s’empare littéralement de la matière, accrochée à l’écorce des bouleaux, diluée dans une brume de montagne ou bouillonnant dans l’effervescence d’une cascade. Travaillant sur des formats plus grands, Cécile Bruynoghe semble avoir dé? nitivement pris la mesure d’une inspiration qui frémit au rythme de la nature.

Didier PATERNOSTER (Lic. H.A.A.) .

 
VERNISSAGE-COCKTAIL, LE MERCREDI 19 avril de 18 Á 21 H.